Apporter de la valeur aux déchets de l’industrie agro-alimentaire ou aux co-produits de l’industrie cosmétique ? C’est LE Challenge des marques cosmétiques aujourd’hui !
Souvenons-nous d’ailleurs de l’adage de Lavoisier : “Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme.”
Afin de pallier les effets de l’économie linéaire actuelle, responsable de déséquilibres socio-économiques et environnementaux, une économie circulaire a été instaurée. En effet, le modèle actuel engendre une déplétion des ressources non renouvelables, ainsi qu’une mauvaise gestion des déchets qui entraîne, entre autres, la pollution de l’air, du sol et de l’eau.
Ainsi, pour répondre aux préoccupations mondiales en termes de préservation de la biodiversité et d'économie des ressources, l’upcycling permet de sauver et redonner de la valeur aux matériaux. En effet, ces matériaux seraient sinon brûlés ou envoyés dans une décharge, ce qui dégagerait des émissions de méthane, un gaz à effet de serre responsable d'un réchauffement planétaire encore plus important que celui induit par le dioxyde de carbone selon l'Agence de protection de l'environnement.
Ce principe est très répandu dans les secteurs de la mode et de la décoration, mais est beaucoup moins présent dans celui de la beauté, même s'il devient populaire.
Découvrons sans plus attendre les secrets de l'upcycling dans l'industrie cosmétique !
L’Upcycling est-il réellement un nouveau concept dans l’industrie cosmétique ?
Non. Cette pratique existe depuis longtemps. Ce qui est nouveau, en revanche, c'est que cette pratique s'inscrit dans un contexte mondial.
Tout d'abord, les cosmétiques naturels ou bio-labellisés avec des ingrédients éco-sourcés, des formules et des procédés de formulation respectueux de l'environnement, ainsi que des emballages recyclables, sont en vogue depuis une dizaine d'années. Cet engouement peut s'expliquer par une prise de conscience des consommateurs en quête de transparence et ressentant le besoin urgent d'actions environnementales de la part des marques.
Lors de l’achat d’un produit, l’environnement apparaît ainsi comme un véritable moteur dans les considérations éthiques des consommateurs. Selon une étude réalisée en 2019 par le Personal Care Product Council, 84 % des millénials affirment que la durabilité influence leurs décisions d'achat, et plus de 60 % des consommateurs de la génération Z et des millennials affirment prêter attention à la provenance ou à la production du produit. En effet, ils sont prêts à payer plus pour des marques engagées dans des actions sociales et environnementales à l’impact positif.
En outre, l’ensemble du secteur a pu observer que la pandémie de Covid-19 a accéléré les tendances cosmétiques émergentes :
- Les consommateurs sont de plus en plus avertis et renseignés sur l’origine de leurs produits de beauté et des impacts environnementaux de leur consommation, d'où la volonté d'utiliser des matières premières plus durables ;
- Les soucis d’approvisionnement récemment rencontrés ont conduit les acheteurs à se tourner vers les déchets de l'industrie alimentaire. Ils sont en effet facilement disponibles, en grandes quantités et leur efficacité en tant qu'émollients, texturants ou ingrédients actifs n'est plus à prouver.
La question de la gestion des déchets s’est ainsi posée, notamment dans l'industrie alimentaire, et plus encore, comment les réutiliser en les intégrant lors du développement de nouveaux produits cosmétiques.
Pour les produits cosmétiques, voici quelques solutions pour mettre en place une telle démarche d'économie circulaire :
- Des ingrédients produits avec peu de déchets
- Des ingrédients valorisant des déchets ou des éléments inexploités (co-produits de l'industrie cosmétique elle-même et d'autres industries)
- Des moyens de production minimisant la production des déchets
- Un emballage réutilisable ou conçu pour être facilement recyclé
- Des produits sans emballage (des cosmétiques solides ou en vrac...)
- Fabrication ? pour éviter la redite production
Partout sur le marché, nous constatons que les marques commencent à s'orienter vers des politiques zéro déchet pour assurer la biodégradabilité du produit... mais qu'en est-il en amont de la chaîne d'approvisionnement ?
L'upcycling apparaît comme la pièce manquante du puzzle pour répondre à la demande croissante des consommateurs en quête d’ingrédients engagés dans une économie circulaire et de solutions à long terme pour des cosmétiques plus durables.
Définissons précisément les termes !
Tout d'abord, l'upcycling peut être traduit par « sur-cyclage » mais est souvent confondu avec le recyclage ou le « downcycling » (décyclage). Voici les principales distinctions à faire entre ces termes :
- Dans un premier temps, le recyclage permet de transformer des produits ou des déchets, initialement destinés à être détruits, en produits similaires ou équivalents, i.e. de même valeur ajoutée.
- Ensuite, le « downcycling » consiste à réutiliser un objet qui donnera un produit de moindre valeur ajoutée que l'original.
- Enfin, l'upcycling consiste à réutiliser un article qui donnera lieu à un produit de plus grande valeur ajoutée que l'original.
De plus, l'upcycling peut également être défini comme l'utilisation de coproduits ou de sous-produits :
D'une part, les coproduits sont des biens secondaires souhaités qui sont générés au cours du processus de fabrication et qui peuvent être vendus ou réutilisés de manière rentable.
D'autre part, les sous-produits sont des matériaux de valeur qui sont produits en tant que résidu ou de manière fortuite lors du processus de production. Les sous-produits peuvent être recyclés, vendus tels quels ou utilisés à d'autres fins.
L’Upcycling : plus qu’une tendance ?
Comme évoqué précédemment, une tendance dite " d'upcycling " peut, à première vue, être identifiée dans l'industrie alimentaire.
En outre, la pandémie a accéléré les tendances émergentes telles que la valorisation des déchets alimentaires dans une approche de respect de l'environnement.
Les sous-produits ou déchets alimentaires ont déjà prouvé leur efficacité en tant qu'émollients, texturants et ingrédients actifs pour les produits cosmétiques, de telle sorte que cette approche possède un fort potentiel de croissance.
Depuis peu, les marques de cosmétiques utilisent largement ce potentiel, comme en témoignent les nombreuses marques indépendantes ou start-ups qui ont connu un premier succès en utilisant des matériaux recyclés pour développer de nouveaux produits.
En outre, la pandémie a accéléré les tendances émergentes telles que la valorisation des déchets alimentaires dans une approche de respect de l'environnement.
Les sous-produits ou déchets alimentaires ont déjà prouvé leur efficacité en tant qu'émollients, texturants et ingrédients actifs pour les produits cosmétiques, de telle sorte que cette approche possède un fort potentiel de croissance.
Depuis peu, les marques de cosmétiques utilisent largement ce potentiel, comme en témoignent les nombreuses marques indépendantes ou start-ups qui ont connu un premier succès en utilisant des matériaux recyclés pour développer de nouveaux produits.




